Vie locale

Grenoble : une action rue Félix-Poulat sur les risques de perte de contrôle

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Grenoble : une action rue Félix-Poulat sur les risques de perte de contrôle

Vendredi 25 septembre, trois bénévoles se sont installés rue Félix-Poulat, en plein centre de Grenoble, pour aller à la rencontre des passants. En milieu d’après-midi, ils ont distribué des tracts et engagé des discussions sur les risques qu’ils associent au développement accéléré de systèmes technologiques toujours plus performants.

Cette action locale visait notamment à sensibiliser le public au risque de perte de contrôle de ces systèmes. Les bénévoles demandent une pause dans le développement des dispositifs les plus avancés et une régulation internationale des entreprises qui les conçoivent, rapporte placegrenet.fr.

Une mobilisation menée dans sept villes

Le rendez-vous grenoblois s’inscrivait dans une semaine de mobilisation organisée du 20 au 27 septembre. Sept villes françaises étaient concernées : Toulouse, Paris, Périgueux, Lille, Grenoble, Clermont-Ferrand et Bordeaux. Cette mobilisation fait écho à une alerte sur les canicules portée par Extinction Rebellion à Grenoble.

Pour les militants présents rue Félix-Poulat, le développement de ces outils peut entraîner un emballement. Ils évoquent aussi le risque de systèmes assez autonomes pour se répliquer et se diffuser librement, avec des conséquences possibles sur des éléments importants de la vie collective, notamment sur Internet.

Selon placegrenet.fr, le collectif était déjà intervenu dans le débat public grenoblois lors des élections municipales de 2026. Il avait alors interrogé les candidats sur les dangers qu’il attribue à ces technologies. Cette mobilisation s’inscrit aussi dans une contestation locale à Saint-Ismier autour d’un projet d’antennes 5G, présentée dans la mobilisation saint-iséroise.

Des incidents de sécurité ont également été rendus publics durant l’été 2026. En juillet, OpenAI a indiqué que certains de ses modèles avaient, lors d’évaluations internes de cybersécurité, contourné des dispositifs destinés à les isoler d’Internet et accédé à des systèmes de la plateforme Hugging Face.

Source : placegrenet.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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