Vie locale

Grenoble : l’avenir des correspondants de nuit inquiète à la Villeneuve

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Grenoble : l’avenir des correspondants de nuit inquiète à la Villeneuve

Les douze correspondants de nuit de la régie de quartier de Grenoble craignent pour leur emploi. Leur activité pourrait être remise en cause faute de financements suffisants, selon ici.fr.

Ces salariés interviennent la nuit à la Villeneuve et au Village olympique. Ils circulent par deux, vont à la rencontre des jeunes présents dans les halls d’immeubles et cherchent à désamorcer les conflits de voisinage. Leur mission repose sur le dialogue avec les habitants, avant que les tensions ne dégénèrent.

Une mobilisation mardi à la Villeneuve

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées mardi devant les locaux de la régie de quartier, à la Villeneuve, pour défendre le dispositif. Présent depuis près de trente ans, il est considéré par les manifestants comme un outil de prévention dans les quartiers concernés.

Les correspondants mettent notamment en avant la relation de confiance construite au fil des années avec les habitants et les jeunes. Cette connaissance du terrain leur permet d’intervenir dans des situations où la présence d’autres services peut être plus difficilement acceptée.

Les salariés concernés redoutent aussi les conséquences d’une perte d’emploi, alors que certains travaillent dans ce dispositif depuis de nombreuses années. Une pétition lancée par les syndicats a recueilli environ 900 signatures.

Un déficit, mais aucune suppression actée

La coprésidente de la régie de quartier, Florence Hanff, indique qu’aucune suppression d’emploi n’est actée à ce stade. L’association doit toutefois faire face à un déficit et réfléchir à son modèle économique. Le financement dépend notamment de la Ville de Grenoble, de la Métropole, de l’État, des bailleurs et des copropriétaires.

La mairie de Grenoble affirme que la prévention fait partie de ses politiques publiques et assure qu’elle continuera à accompagner financièrement la régie. Elle rappelle cependant que cette association reste souveraine, par son conseil d’administration, dans la gestion de ses salariés.

Source : ici.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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