Vie locale

À Grenoble, les correspondants de nuit mobilisés pour préserver leur mission

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
À Grenoble, les correspondants de nuit mobilisés pour préserver leur mission

Les correspondants de nuit de Grenoble se mobilisent pour maintenir leur activité dans les quartiers de l’Arlequin, des Géants et du Village Olympique. Salariés de la Régie de quartier, ils sont mobilisés depuis le 6 octobre, alors que l’association qui les emploie connaît des difficultés financières.

Le dispositif, présent depuis 1998 dans ces quartiers, compte une équipe de 12 personnes. Chaque soir, 11 correspondants parcourent le terrain. Ils interviennent notamment dans des conflits de voisinage, auprès de squatteurs, des jeunes et des habitants ayant besoin d’un service ou d’une médiation.

Préserver une présence de nuit

Les correspondants mettent en avant leur connaissance des habitants et leur présence dans des quartiers régulièrement confrontés à des questions d’insécurité. Ils estiment que cette relation construite au fil des années est essentielle à leur action, notamment lorsque des habitants hésitent à solliciter la police.

La direction de la Régie de quartier évoque une baisse des subventions de la Ville, du Département et des collectivités locales, dans un contexte budgétaire tendu. Elle envisagerait d’arrêter l’activité de médiation nocturne. Aucune suppression de poste n’est toutefois officiellement actée à ce stade.

Les salariés demandent un dialogue sur l’avenir du service et souhaitent établir un diagnostic avec les habitants. Ils avancent aussi la possibilité d’adapter les horaires de travail.

La Ville évoque un possible redéploiement

La Ville de Grenoble indique vouloir poursuivre son soutien à la Régie de quartier, tout en rappelant que la gouvernance de l’association décide de l’avenir de ses activités. La municipalité réfléchit également à un possible redéploiement de missions de médiation sur l’espace public, en journée et davantage vers le centre-ville.

Les correspondants concernés contestent cette orientation, jugeant que les besoins de médiation nocturne dans les quartiers populaires sont spécifiques. Une pétition en ligne en soutien à leur mobilisation a déjà dépassé les 1 000 signatures, rapporte rcf.fr.

Source : rcf.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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