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Grenoble expérimente un indicateur sur la nocivité des particules fines

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Grenoble expérimente un indicateur sur la nocivité des particules fines

Grenoble Alpes Métropole expérimente depuis deux ans un nouvel indicateur pour suivre la pollution de l’air : le potentiel oxydant. Il ne mesure pas seulement la quantité de particules fines présente dans l’atmosphère, mais leur capacité potentielle à provoquer des réactions d’oxydation.

Ce phénomène peut contribuer au stress oxydatif et aux inflammations pulmonaires. Le potentiel oxydant apporte ainsi un éclairage complémentaire aux mesures habituelles, fondées notamment sur la concentration massique des particules.

Des analyses réalisées en continu aux Frênes

Le dispositif est mené avec l’Institut des Géosciences de l’Environnement, par l’équipe de Gaëlle Uzu, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. La station des Frênes possède le plus long historique européen d’analyses chimiques sur cet indicateur.

L’air ambiant est prélevé puis passe à travers des filtres contenant un mélange de substances reproduisant certaines conditions du milieu pulmonaire. Les chercheurs évaluent ensuite la consommation des antioxydants par les particules. Les mesures concernent des particules pouvant atteindre 10 micromètres de diamètre, avec environ 36 échantillons analysés chaque jour.

Grenoble est actuellement la seule ville à effectuer ce type de mesure en continu grâce à un appareil automatisé, rapporte grenoblemag.com. Paris et Marseille réalisent aussi des prélèvements, dont les analyses sont effectuées à Grenoble.

Avec Paris, Marseille et Toulouse, Grenoble participe à une surveillance appelée à se développer dans le cadre des évolutions européennes sur la qualité de l’air. L’objectif est de mieux caractériser les risques liés aux particules fines, sans remplacer les indicateurs de pollution déjà utilisés.

Source : grenoblemag.com

Élise Vernay-Ribeyrol

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