Société

À Grenoble, la mobilisation sociale éclipsée par les affrontements

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
À Grenoble, la mobilisation sociale éclipsée par les affrontements

Samedi 17 octobre, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Grenoble pour dénoncer l’inflation, le coût du carburant et de l’énergie, ainsi que la précarité. Parmi les manifestants, des Gilets jaunes mobilisés depuis 2018 ont voulu remettre au premier plan les difficultés liées au pouvoir d’achat.

La journée a toutefois été marquée par de violents affrontements et des dégradations. Environ 400 casseurs ont été recensés. Des échauffourées ont éclaté dès le milieu de la matinée, avant des pillages de commerces dans l’après-midi. Une dizaine de voitures ont été incendiées. Le rectorat et la mairie ont également été violemment attaqués, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.

Les revendications sociales au second plan

Pour les participants pacifiques, ces débordements ont éclipsé le message porté lors du cortège : la hausse des prix et l’aggravation de la pauvreté. Ils redoutent aussi que les violences ne profitent politiquement à l’extrême droite.

Léonie Marcoux, adjointe à l’éducation aux écoles et aux droits des enfants à la mairie de Grenoble, a indiqué comprendre la colère contre les institutions tout en condamnant la destruction des biens publics.

Les manifestants pacifiques entendent continuer à faire entendre leur mal-être et demander des réponses à leurs difficultés quotidiennes.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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