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Grenoble : les supporters contestent le classement sans suite d’une plainte contre un policier

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Grenoble : les supporters contestent le classement sans suite d'une plainte contre un policier

L’Association nationale des supporters (ANS) conteste le classement sans suite de la plainte d’un ultra du GF38 contre un policier. Elle a publié un communiqué en ce sens jeudi 29 octobre, rapporte ici.fr. Elle veut qu’un procès puisse un jour avoir lieu.

Des heurts avant GF38-ASSE

Les faits remontent au samedi 14 mars 2026, avant le match entre le GF38 et l’AS Saint-Étienne. Une erreur dans l’itinéraire de l’escorte avait conduit les bus des ultras stéphanois au milieu des supporters grenoblois. Une bagarre avait éclaté et les forces de l’ordre étaient intervenues.

Lors de cette intervention, un supporter grenoblois, membre du collectif d’ultras Red Kaos, avait reçu un coup de matraque à la tête. Gravement blessé, il avait déposé plainte. Le parquet de Grenoble a classé cette plainte sans suite cet été.

Une décision jugée incohérente

Pour l’ANS, la décision n’est pas logique au regard des blessures. Son porte-parole Kilian Valentin évoque « 70 points de suture et un enfoncement de la boîte crânienne ». L’association dénonce une « violence policière ni nécessaire ni proportionnée ».

Elle s’étonne aussi que l’enquête ait été confiée au commissariat de Grenoble plutôt qu’à l’IGPN, la police des polices.

L’ANS met en regard les suites données après les incidents : une douzaine d’interdictions administratives de stade ont visé des supporters grenoblois. Elle parle de « deux poids deux mesures ». Kilian Valentin assure que la démarche ne vise pas à obtenir de la clémence pour les supporters impliqués, ni à minimiser la bagarre. Il demande une justice équitable.

Un recours déposé

Pour relancer la procédure, un recours contre le classement sans suite a été déposé devant le parquet général de la cour d’appel.

Une semaine après les incidents, les Red Kaos avaient annoncé leur intention de porter plainte contre la police.

Source : ici.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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