Société

Deux inspecteurs du travail grenoblois visés par des sanctions disciplinaires

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture

Deux inspecteurs du travail grenoblois pourraient faire l’objet de sanctions disciplinaires. Réunie le 15 septembre 2026, une commission administrative paritaire a proposé une mutation disciplinaire pour l’un des agents et un blâme pour l’autre, rapporte placegrenet.fr.

Les deux inspecteurs, Pierre et Benoît, sont syndiqués à Sud. Leur hiérarchie les met notamment en cause pour harcèlement moral à la suite d’accusations formulées par une supérieure hiérarchique. La décision finale revient désormais au ministre, qui peut appliquer ou non les sanctions proposées par la commission.

Un conflit lié aux contrôles du 1er mai

Selon placegrenet.fr, cette procédure s’inscrit dans un conflit portant sur des contrôles d’entreprises effectués le 1er mai 2026. Le gouvernement avait alors appelé les agents à la clémence envers les employeurs, sans modifier la réglementation applicable à ce jour férié et chômé.

Une plainte avait aussi été déposée contre les deux agents. Le procureur de la République l’a classée sans suite.

Une intersyndicale appelle à poursuivre la mobilisation

Les sanctions proposées suscitent l’opposition des organisations syndicales. Ce jeudi 24 septembre, un rassemblement de soutien s’est tenu devant les locaux grenoblois de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités. Il était appelé par une intersyndicale réunissant Sud, la CGT, la FSU et la CNT.

Les syndicats demandent le maintien de la mobilisation en soutien aux deux inspecteurs, dans l’attente de la décision du ministre sur les suites disciplinaires.

Source : placegrenet.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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