Écoles occupées : la Ville de Grenoble pourrait porter plainte
Un rassemblement s’est tenu hier, lundi 31 août, devant l’hôtel de Ville de Grenoble, selon placegrenet.fr. Il était organisé à l’appel de collectifs et d’associations engagés dans les occupations d’écoles par des familles sans logement. Le calendrier grenoblois comprend également mardi une mobilisation du secteur sanitaire devant le CHU, consacrée aux problématiques de santé et d’accompagnement.
Ces organisations dénoncent la volonté prêtée à la Ville de Grenoble de porter plainte en cas de nouvelles occupations d’écoles en ce début d’année scolaire. Des représentants des occupants du siège de la Métropole participaient aussi au rassemblement, d’après la même source.
Des occupations de nuit depuis 2022
Depuis la rentrée 2022, des écoles grenobloises sont occupées la nuit par des familles sans logement. Selon les collectifs cités par placegrenet.fr, 130 familles, avec 330 enfants, auraient été temporairement hébergées dans ce cadre.
Elle indique toutefois que ces occupations se déroulent dans des écoles de la commune de Grenoble, alors que persiste l’absence de réponses concrètes au rectorat.
Jusqu’ici, la situation avait été tolérée par la municipalité. Placegrenet.fr rappelle que la Ville avait justifié cette position par la volonté de protéger les enfants de conditions de rue très précaires. La municipalité appelait aussi l’État à ouvrir davantage de places d’hébergement et disait vouloir poursuivre une politique de réquisition de logements vacants.
Un changement de ton évoqué à la mi-juillet
Selon placegrenet.fr, le ton aurait changé lors d’une réunion organisée à la mi-juillet entre les collectifs et la municipalité. La rencontre s’est tenue notamment en présence de Léonie Marcoux, adjointe aux Écoles, et de Chloé Pantel, adjointe à l’Action sociale.
Le sujet intervient alors que plusieurs familles hébergées temporairement durant l’été seraient en passe d’être remises à la rue, indique placegrenet.fr. Pour la rentrée, la conséquence possible évoquée par les collectifs est donc un dépôt de plainte de la Ville si de nouvelles occupations d’écoles ont lieu.
Source : placegrenet.fr
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