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TGV Paris-Grenoble : deux trains directs retirés en semaine jusqu’en décembre

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
TGV Paris-Grenoble : deux trains directs retirés en semaine jusqu’en décembre

Deux circulations directes TGV InOui ont été retirées en semaine entre Paris et Grenoble. Ce mercredi 28 octobre, la SNCF vise un rétablissement de la desserte à partir du 14 décembre 2026, rapporte economiematin.fr. L’entreprise présente ces suppressions comme temporaires.

SNCF Voyageurs explique cette réduction par la disponibilité de ses rames et les opérations de maintenance. Elle évoque l’arrivée de nouveaux trains pour retrouver une offre normale en décembre.

Des trajets à vérifier au moment de réserver

Pour les voyageurs grenoblois, la réduction de l’offre directe peut conduire à choisir un trajet avec correspondance. Cela concerne notamment les déplacements professionnels vers Paris et les retours en fin de journée.

Les trains proposés varient selon la date et l’heure du voyage. Mieux vaut donc vérifier chaque itinéraire au moment de réserver, sans se fier aux fréquences habituelles. Les voyageurs réguliers devront comparer les trajets directs et les solutions avec correspondance lors de l’ouverture ou de la mise à jour des réservations.

Une liaison fréquentée, mais déficitaire

Au-delà des difficultés de matériel, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) alerte depuis le 28 septembre sur l’équilibre économique de la liaison. Elle redoute que la hausse des péages ferroviaires, versés pour utiliser le réseau, ne fragilise durablement la desserte.

Le rapport de la mission Bussereau, rendu public en juillet, décrit une ligne suffisamment fréquentée, mais déficitaire. Pour 2024, il fait état de plus de 1,3 million de voyageurs, de 169 millions d’euros de chiffre d’affaires et de 80 millions d’euros de redevances ferroviaires. Ces chiffres ne constituent toutefois pas un compte de résultat complet.

La FNAUT demande aussi une révision des critères de réduction des péages prévus pour certaines dessertes. Elle constate que Grenoble ne bénéficie pas du dispositif applicable à certaines sections de lignes classiques.

Source : economiematin.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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