Grenoble : l’AEMG suspendue après des signalements de bizutage
L’Université Grenoble-Alpes a suspendu provisoirement l’activité de l’Association des étudiants en médecine de Grenoble (AEMG), mardi 1er septembre. La décision intervient après des signalements concernant des faits et comportements susceptibles de relever du bizutage lors d’événements extra-universitaires. Cette mesure concerne directement le BDE des étudiants en médecine, dont l’activité est suspendue par l’université grenobloise.
Selon egora.fr, l’université évoque aussi des faits pouvant aller jusqu’à des violences à caractère sexiste et sexuel. L’établissement indique que ces signalements présenteraient une certaine récurrence.
Plus de financement ni d’accès aux locaux
La suspension est présentée comme une mesure conservatoire, et non comme une sanction disciplinaire. L’Université Grenoble-Alpes a retiré son soutien à l’association, qui est indépendante. Cela comprend l’arrêt des financements et de l’accès aux locaux, dans l’attente des conclusions d’une enquête administrative, alors qu’une mobilisation des sans-facs se prépare pour la rentrée.
Un signalement a également été transmis au procureur de la République. Le président de l’université estime que les faits seraient très graves s’ils étaient confirmés et indique vouloir agir en matière de prévention et de discipline pour y mettre fin.
L’université dispose depuis 2010 d’une charte des associations étudiantes. Les associations ont aussi l’obligation de suivre des formations sur les violences sexistes et sexuelles. D’après le président de l’établissement, l’AEMG a suivi une vingtaine de formations en deux ans.
À ce stade, l’agrément de l’association pour 2026 est suspendu. L’examen de son renouvellement pour 2027 l’est également.
Source : egora.fr
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