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Manifestations du 24 octobre à Grenoble : le centre-ville interdit aux rassemblements

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Manifestations du 24 octobre à Grenoble : le centre-ville interdit aux rassemblements

Deux manifestations ont été déclarées pour demain, samedi 24 octobre, à Grenoble : l’une par des syndicats étudiants, l’autre par des Gilets jaunes. Mais les rassemblements sont interdits dans un périmètre du centre-ville depuis jeudi 22 octobre et jusqu’à dimanche 25 octobre à 6 heures, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.

Un périmètre qui inclut les abords de la mairie

L’interdiction annoncée mercredi par la préfecture de l’Isère concerne les rassemblements, attroupements, manifestations et cortèges. La zone est délimitée par la voie de Corato au nord, le boulevard Gambetta à l’ouest, le boulevard Maréchal-Leclerc à l’est et le boulevard Jean-Pain au sud. Les abords de l’hôtel de ville sont compris dans ce périmètre.

Cette mesure intervient après les violences et pillages du 17 octobre. Selon la préfecture, une centaine de commerces ont subi des tags ou des dégradations et 24 ont été pillés. L’hôtel de ville a été pris pour cible, des abribus détruits et des véhicules incendiés.

Deux parcours annoncés, des positions différentes

La manifestation étudiante devait partir du lycée Emmanuel-Mounier à midi pour rejoindre le rectorat. Malgré l’interdiction, les étudiants ne comptent pas modifier leur itinéraire, selon Léonce Subtil, président de l’Unef Grenoble.

Les Gilets jaunes ont, eux, adapté leur parcours pour contourner le secteur interdit. Leur cortège partirait de la gare, remonterait le cours Jean-Jaurès, passerait par le boulevard Foch et se terminerait à l’anneau de vitesse, dans le parc Mistral. Ce sont donc les axes concernés par ce nouveau trajet annoncé.

D’autres restrictions s’appliquent jusqu’à dimanche : interdiction d’utiliser des fumigènes, de porter des objets destinés à dissimuler le visage, de transporter des combustibles corrosifs ou de porter des armes. La préfecture envisage aussi, si la situation le nécessite, un couvre-feu après consultation des maires, des acteurs économiques et des représentants des commerçants, ou des interdictions de manifestations.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Élise Vernay-Ribeyrol

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