Le Planning familial de Grenoble fête ses 70 ans et alerte sur son avenir
Le Planning familial de Grenoble fête ses 70 ans ce samedi 5 septembre. Selon france3-regions.franceinfo.fr, des tables rondes et des animations sont organisées toute la journée à la Correspondance, un tiers-lieu culturel à Grenoble, pour revenir sur l’histoire du lieu et sur les combats portés par l’association.
Le centre grenoblois est né en 1956, sous le nom de la maternité heureuse. D’après france3-regions.franceinfo.fr, il s’agit du premier Planning familial ouvert en France. À cette époque, la contraception est encore interdite et l’avortement clandestin. Le centre propose alors des consultations et délivre des moyens de contraception dans l’illégalité, afin de laisser le choix aux femmes.
IVG, contraception et éducation à la sexualité
Aujourd’hui, le Planning isérois est le plus important de France, selon france3-regions.franceinfo.fr. Pour cet anniversaire, l’association met en avant les droits obtenus en 70 ans, mais aussi les difficultés qui demeurent autour de l’IVG, de la contraception, de l’éducation à la sexualité et des inégalités sexuelles.
Le droit à l’avortement est désormais inscrit dans la Constitution. Mais, selon les éléments rapportés par france3-regions.franceinfo.fr, l’accès à l’IVG reste marqué par des obstacles : délais d’attente, consultations non obligatoires, difficultés d’accès aux soins et discriminations touchant notamment des femmes noires, des femmes ne parlant pas français ou des femmes ayant avorté plusieurs fois.
Le Planning familial souligne aussi des inégalités sociales dans l’accès aux soins et à l’information. La question de l’intégration des personnes LGBT fait également partie des sujets mis en avant lors de cette journée, avec la dénonciation d’agressions et de non-dits persistants.
Une alerte sur les moyens de l’association
Au-delà de l’anniversaire, l’association veut rendre visible sa situation. Selon france3-regions.franceinfo.fr, elle dit manquer d’argent pour poursuivre ses actions, construire des projets sur plusieurs années et améliorer les conditions de travail de ses salariés. Le Planning familial estime que ces conditions ont un impact direct sur l’accueil dans les centres de santé sexuelle.
L’avenir de l’association est présenté comme incertain. D’après france3-regions.franceinfo.fr, sans nouvelles ressources, le Planning familial pourrait être contraint de réduire ses activités dans les prochaines années.
Source : france3-regions.franceinfo.fr
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