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Prison de Grenoble-Varces : la justice impose huit mesures d’urgence

Élise Vernay-Ribeyrol 2 min de lecture
Prison de Grenoble-Varces : la justice impose huit mesures d’urgence

L’administration pénitentiaire doit améliorer les conditions de détention à Grenoble-Varces sans attendre la rénovation générale de l’établissement. Vendredi 30 octobre, le tribunal administratif de Grenoble a ordonné huit mesures à appliquer dans un bref délai, rapporte grenoblemag.com.

Les juges des référés estiment que les conditions de détention portent atteinte à la dignité des personnes incarcérées et à leur droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants. La veille au soir, plusieurs dizaines de détenus avaient refusé de regagner leurs cellules pour protester contre leurs conditions d’incarcération.

Nettoyage, lutte contre les nuisibles et réparations

La décision impose une opération d’envergure de dératisation et de désinsectisation. Elle doit s’accompagner d’un nettoyage approfondi des locaux et des équipements, notamment des douches.

L’administration doit aussi recenser les détenus vulnérables afin d’éviter qu’ils soient contraints de dormir sur un matelas posé directement au sol. Des abris et des urinoirs devront être aménagés dans les cours de promenade.

Dans les cellules, des travaux de maintenance et de petites réparations sont ordonnés. Le système d’interphones permettant aux détenus de communiquer depuis leur cellule doit également être entretenu et réparé.

Une rénovation générale qui ne peut remplacer l’urgence

Le tribunal a pris acte des commandes déjà lancées pour des matelas neufs, du linge de lit et des kits d’hygiène. Une rénovation complète des cellules, avec des douches individuelles, est aussi programmée, ainsi que l’isolation des façades et la réfection des cuisines et du secteur cantine. La mise en service est prévue au plus tard en 2030.

Pour les juges, ces projets ne répondent pas à la situation actuelle. La justice avait été saisie par l’Observatoire international des prisons, le barreau de Grenoble, plusieurs organisations d’avocats et la Ligue des droits de l’homme, après plusieurs constats de graves dysfonctionnements dans l’établissement.

Source : grenoblemag.com

Élise Vernay-Ribeyrol

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